Cet article donne des informations générales, pas un avis juridique. Consultez un avocat de votre juridiction avant toute mise en ligne.
La vraie réponse à « cloner un site, c'est légal ? » dépend de ce que vous faites de la copie, pas du fait de copier en soi. Télécharger une page pour s'en inspirer en local n'a rien à voir avec la mettre en ligne sous votre domaine en gardant le logo d'origine. Ce guide remplace le « ça dépend » par une matrice de scénarios.
Pour le contexte, commencez par le pilier Cloner un site sans coder.
Quatre choses différentes appelées « clone »
La même requête recouvre quatre intentions :
- Miroir / archive — un instantané statique pour un usage personnel.
- Scraping — extraire des données structurées (prix, listings, avis).
- Clone — reproduire le design et le texte chez vous.
- Teardown / inspiration — disséquer la structure avant d'écrire votre propre page.
L'analyse juridique n'est pas la même pour les quatre. Cet article cible le clone. Pour le volet inspiration, voir Cloner une landing page pour s'inspirer.
Matrice scénario × risque
| Scénario | Risque | Pourquoi | À faire |
|---|---|---|---|
| Clone local pour étudier | Faible | Privé, non commercial | OK |
| Wireframe / moodboard interne | Faible | Pas de diffusion, pas de marque | Retirer logos et copy de marque |
| Prototype montré au client en interne | Faible–Moyen | Peut fuiter ; ressemblance forte | Filigraner et remplacer les assets |
| Domaine perso avec logo échangé | Élevé | Visuel + texte quasi identiques | À éviter — touche au trade dress et au copyright |
| 1:1 face à un concurrent du même secteur | Très élevé | Même visuel + texte + audience | Ne pas faire |
| Redistribuer un dashboard SaaS tiers | Très élevé | Touche aux CGU et au droit sui generis | Stop |
| Reconstituer un site disparu en archive | Moyen | Droits subsistants, usage archivistique défendable | Mention non officielle, retirer le commercial |
Quels droits sont en jeu
Un site, c'est un empilement de droits :
- Droit d'auteur — protège l'expression (texte, image, vidéo, code) ; pas les idées brutes.
- Marques — nom, logo, slogans.
- Concurrence déloyale / parasitisme (proche du « trade dress ») — quand l'allure devient distinctive et qu'on la copie pour profiter d'autrui.
- Droit sui generis des bases de données (UE) — protection supplémentaire pour les jeux de données.
- CGU — la copie automatisée peut être contractuellement interdite.
Résumé par juridiction
- France/UE — droit d'auteur sans formalité, droit sui generis sur les bases, parasitisme. Exceptions de citation et de TDM plus étroites que le « fair use ».
- États-Unis — copyright automatique, « fair use » très contextuel, CFAA pour l'accès.
- Royaume-Uni — proche de l'UE, « fair dealing » plus étroit.
- Japon / Corée — exceptions limitées ; la redistribution reste contrainte.
Pour un lancement multi-pays, adoptez la règle la plus stricte par défaut.
Scraping vs clone : la jurisprudence les sépare
- Le scraping est avant tout une question d'accès (
hiQ v. LinkedIn). - Le clone est avant tout une question d'expression (droit d'auteur, parasitisme).
Lire des données publiques est plus défendable que reprendre l'expression d'autrui.
Si on vous a cloné
- Conserver les preuves — capture, HTML, URL, date.
- Mise en demeure — courte, factuelle.
- Signalement DMCA / hébergeur / CDN / moteur.
- Signalement plateformes — stores, régies pub.
- Action judiciaire — dernier recours.
La majorité se règle aux étapes 2 et 3.
5 étapes avant de publier une version « inspirée »
- Supprimer les actifs de marque identifiables (logo, couleurs signature, illustrations, polices non licenciées).
- Réécrire le copy. « Inspiré de » oui, « mot pour mot » non.
- Redesigner les éléments de mise en page emblématiques. Les patterns SaaS standard ne posent pas problème.
- Revérifier les licences des images, icônes et snippets utilisés.
- Relire les CGU du site capturé.
Pour un workflow déjà calibré « extraire sans copier la marque », voir Cloner une landing page pour s'inspirer.
Le positionnement CopyWeb
CopyWeb sert à s'inspirer, prototyper, restaurer. Capture via /url-to-html, réécriture dans chat jusqu'à ce que la page soit clairement la vôtre. Ce n'est pas l'outil pour « publier le site des autres ».
FAQ
Copier le site de quelqu'un, c'est illégal ?
Sauvegarder en local pour étudier, généralement OK. Publier sous votre domaine, commercialiser ou se présenter comme l'auteur, c'est là que copyright, marques et parasitisme entrent en jeu.
Pour usage personnel ?
En hors-ligne, non diffusé, non commercial, en général OK. Dès qu'il y a un domaine ou un client, la ligne change.
Il suffit de changer le contenu ?
Non. Structure, illustrations, photos et identité visuelle emblématique doivent aussi être modifiés.
Le HTML est-il protégé ?
Souvent oui. Les briques génériques (utilitaires CSS) sortent du périmètre, mais un template entier l'est généralement.
Risque-t-on un procès ?
Oui, mais la majorité des conflits se règle par mise en demeure ou DMCA bien avant le tribunal.
Scraping = clone ?
Non. Le scraping prend des données, le clone reproduit l'expression.
Pour aller plus loin
- Cloner un site sans coder
- Cloner une landing page pour s'inspirer
- Cloner une mise en page sans coder (2026)
- Meilleurs cloneurs IA 2026
Si l'objectif est l'inspiration, partez de copyweb.net/url-to-html et réécrivez dans chat jusqu'à ce que la page soit indéniablement la vôtre.
